Sejour linguistique à l'etranger
 


 

LE « CULTURE SHOCK » (CHOC CULTUREL) !

L’un des facteurs qui influe le plus sur la réussite d’un séjour à l’étranger est votre capacité à vous adapter à l’inévitable processus appelé « culture shock » qui se produit. Le culture shock est un syndrome qui affecte toute personne se rendant dans un pays étranger pour un certain temps. Les signes du culture shock peuvent se traduire de manière assez banale comme par exemple avoir le mal du pays ou encore se sentir fatigué. Dans ces aspects les plus sérieux, le culture shock affectera la perception que vous avez de votre famille d’accueil, de la population locale et tout autre aspect de votre séjour. Plus vous vous préparerez, plus vous serez en mesure de comprendre pourquoi vous réagissez de telle ou telle manière dans chaque nouvelle situation. Comprendre ce qui vous « gêne » dans cette nouvelle culture vous permettra de vous y adapter plus rapidement et de gérer la situation d’une manière beaucoup plus positive.

Cet extrait d’un guide du gouvernement américain explique pourquoi et comment le culture shock se produit, et ce qu’il engendre.

Afin de remédier au culture shock, il est important de savoir et de comprendre ce qu’est la « culture » et d’analyser sa relation avec l’individu. Chaque individu ne vit pas seulement dans un environnement physique, mais également dans un environnement culturel composé d’objets physiques conçus par l’homme, d’institutions sociales, et il a la capacité de les utiliser.

Le culture shock résulte de l’anxiété qui survient lorsque l’on perd ses repères familiers. Ces repères correspondent aux mille et une façons que vous connaissez pour vous orienter dans votre vie quotidienne : que faire pour saluer quelqu’un, que dire lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, quand faut-il donner des pourboires et combien, comment commander dans un restaurant, quand prendre un commentaire au sérieux ou non, etc. Ces repères peuvent être des mots, des gestes, certaines expressions du visage ; toutes ces coutumes ou normes que vous avez pu acquérir au cours de votre vie et qui font autant partie de votre culture que votre langue maternelle ou les croyances auxquelles vous adhérez. Les psychologues expliquent aujourd’hui que 50% de toute communication est non verbale. Que vous vous en rendiez compte ou non, vous avez besoin de tranquillité d’esprit et dépendez de l’efficacité de ces repères.

Lorsqu’une personne intègre une nouvelle culture, tout ou partie de ces repères familiers disparaissent. Cette personne peut être très intelligente, avoir l’esprit ouvert et être pleine de bonne volonté, il n’empêche que ce qui lui servait de support vient de lui être enlevé, ce qui engendre un sentiment de frustration et d’anxiété. Chacun réagit à cette frustration d’une manière plus ou moins équivalente, mais à des degrés différents.

La première réaction est de rejeter l’environnement qui est à l’origine de cette frustration ! La façon de vivre du pays d’accueil est forcément mauvaise puisque qu’elle est la cause d’un mal-être ! Puis vient la phase de régression. Votre propre pays prend soudainement beaucoup d’importance. Par exemple, un citoyen américain glorifiera tout ce qui se rapporte aux Etats-Unis de manière irrationnelle. Vous oubliez toutes les difficultés ou problèmes que vous avez pu avoir dans votre pays et ne vous souvenez que des bons côtés.

Les symptômes les plus courants du culture shock sont les suivants : la propreté vous préoccupe excessivement et vous avez l’impression que tout ce qui est nouveau et étranger est « sale » ; vous vous sentez impuissant et ressentez un besoin soudain de revendiquer votre propre nationalité ; le moindre retard vous irrite et vous éprouvez un sentiment de frustration démesuré sur des choses qui n’ont pas ou peu d’importance ; vous retarder ou refuser volontairement d’apprendre la langue du pays ; vous pensez que tout le monde va vous escroquer, vous voler ou vous attaquer ; le moindre mal physique prend des mesures disproportionnées ; et enfin, vous n’avez qu’une envie, rentrer chez vous, être entouré de ce que vous connaissez, parler à des gens que vous connaissez et pouvoir utiliser la monnaie que vous connaissez !

Chacun n’est pas affecté de la même manière par la culture d’un autre pays. Bien que cela soit rare, certaines personnes ne peuvent pas vivre, ou s’adapter, dans un pays étranger. Ceux qui ont observé des gens expérimentant un cas sérieux de culture shock qui s’est avéré positif à long terme ont pu découper le culture shock en quatre phases.

La phase “lune de miel” (“honeymoon”): durant les premiers jours/semaines, la plupart des gens sont fascinés par ce qui est nouveau. Cependant, cette mentalité de « touriste » ne dure généralement pas et le visiteur étranger se voit rapidement confronté aux conditions de la vie quotidienne.

La phase hostile: elle est caractérisée par une attitude hostile et agressive envers le pays d’accueil. Cette hostilité est bien sûr disproportionnée vis-à-vis des difficultés que vous éprouvez au cours de votre adaptation à la nouvelle culture. Selon vous, tout va mal : il y a des problèmes avec le courrier, l’école, la langue, votre hébergement, les transports, pour faire les courses et surtout, les gens du pays d’accueil semblent totalement indifférents à vos difficultés. Ils vous aident, mais ils ne comprennent tout simplement pas pourquoi vous vous mettez dans un tel état. Aussi, ils apparaissent, à vos yeux, insensibles et désagréables. Le résultat? Vous vous dites : “De toutes façons, je ne les aime pas!”. Vous devenez irritable et vous vous unissez avec d’autres personnes étrangères pour critiquer le pays d’accueil, ses coutumes et ses habitants. Ces critiques ne sont, bien sûr, pas objectives, bien au contraire. Au lieu d’analyser la situation et les circonstances spéciales qui en sont à l’origine, vous parlez comme si la population locale créait ces difficultés tout spécialement pour vous gâchez le séjour. Cette seconde phase correspond à la crise du culture shock.

La phase « sourit et supporte »: Au fur et à mesure que vous faites des progrès dans la langue et que vous commencez à prendre vos marques, vous vous ajustez peu à peu à votre nouvel environnement culturel. Il est possible que vous ayez encore des difficultés mais vous adoptez une attitude « c’est ma croix, et je dois la porter ». Durant cette phase, vous commencez à vous intéresser à la population locale. Vous retrouvez le sens de l’humour et, au lieu de critiquer, vous riez de vos problèmes. Vous êtes sur la voie de la guérison !

La phase d’adaptation effective: Durant cette dernière phase, vous acceptez tout simplement les coutumes du pays comme un nouveau mode de vie. Vous vivez dans ce nouveau milieu sans sentiment d’anxiété, bien que vous ayez parfois des moments de stress. Ce stress ne disparaîtra qu’une fois que vous aurez une vision complète des nouveaux repères sociaux qui vous entourent. Pendant un certain temps, vous comprendrez les expressions, les situations mais sans pour autant être sûr à 100% de ce qu’elles signifient réellement. Lorsque vous vous êtes entièrement adapté, vous acceptez la nourriture, les us et les coutumes et commencez à vraiment les apprécier ! Enfin, lorsque vous quittez le pays, les gens que vous avez rencontrés et les aspects de cette nouvelle culture vous manquent réellement.

Ne vous méprenez pas, tout le monde expérimente plus ou moins le culture shock mais la plupart des gens ne s’en rendent compte qu’à leur retour dans leur pays d’origine, ce qui prouve que cela n’est pas si terrible qu’il n’y paraît. En réalité, peu de gens vivent un culture shock fort dans le sens négatif du terme, cela dépend du caractère, de l’ouverture d’esprit et de la capacité d’adaptation de chacun. Cela dépend également de la culture dont vous êtes issu et du pays où vous vous rendez, et bien sûr de la durée de votre séjour. Dans l’ensemble, la majeure partie des gens vit le culture shock de manière positive et les quelques « difficultés » qui surviennent sont autant d’anecdotes à raconter à votre retour !

Au début
Qui sommes-nous? Sitemap Contacter Home Tell A Friend
Français   Langue