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On trouve des
traces d'habitations humaines au Costa Rica remontant à plus de
10 000 ans mais il semble que le Costa Rica précolombien n'était
alors qu'une région faiblement peuplée. Il n'y a pas beaucoup de
traces de communautés majeures et aucunes similaires à
l'impressionnante architecture de pierre qui caractérise les
civilisations avancées méso américaine du Nord et des Andes au
Sud. A l'arrivée de Christophe Colomb près de Puerta Limon le 18
Septembre 1502, lors de son troisième et dernier voyage aux
Amériques, il ne devait pas y avoir plus de 20 000 indigènes.
Ils vivaient en tribus autonomes avec des coutumes et une
culture différentes. Le seul site archéologique du Costa Rica se
situe à Guayabo, à 50km de San José où une cité ancienne datant
de 1000 avant JC et dont la population aurait atteint 10 000
habitants à son apogée, est actuellement en fouille
archéologique. De nombreux artéfacts d'or, de jade et de
poteries ont été retrouvé dans la région et sont aujourd'hui
exposés dans les musées de San José.
Les Indiens
offrirent de l'or à Christophe Colomb et il rentra en Europe,
rapportant l'abondance du métal jaune au Costa Rica. Cependant
les aventuriers chercheurs d'or n'y trouvèrent que des Indiens
hostiles, des marais boueux et des épidémies.
De nombreuses
tentatives de colonisation ont échoué auparavant pour les mêmes
raisons et pendant près d'un siècle le Costa Rica fut épargné
alors que la colonisation faisait rage au nord comme au sud. En
1562, le centre administratif principal de l'Espagne au
Guatemala envoya Juan Vasquez de Coronado au Costa Rica en tant
que gouverneur et Cartago fut proclamée capitale l'année qui
suivit. N'ayant aucun esclave indien pour travailler la terre,
les colons furent contraints de travailler la terre eux-mêmes,
arrivant avec peine à labourer de petites parcelles de terre. La
colonie s'appauvrit tout en se développant petit à petit, et fut
pratiquement ignorée par l'autorité espagnole au Guatemala. A la
fin du 18ème siècle exportations de blé et de tabac améliorèrent
quelque peu les niveaux de vie. Le 15 Septembre 1821, l'Amérique
Centrale fut proclamée indépendante de l'Espagne. La nouvelle
mit un mois à arriver au Costa Rica.
La question de
savoir si le Costa Rica devait rejoindre le Mexique nouvellement
indépendant ou rejoindre une confédération nouvelle des états
d'Amérique centrale provoqua une dispute amère entre les
dirigeants de San José et leurs homologues à Cartago et Heredia.
Une brève guerre civile éclata en 1823 et fut remporté par San
José, ainsi le Costa Rica rejoignit la confédération. Juan Mora
Fernandez fut élu premier chef d'Etat en 1824. Son
administration développa l'éducation publique et encouragea la
culture du café en allouant des terres aux cultivateurs. Ceci
engendra rapidement l'établissement d'une nouvelle élite
costaricaine, les barons du café qui se servirent rapidement de
leur pouvoir pour renverser le premier président costaricain,
José Maria Castro. Juan Rafael Mora, son successeur, est
aujourd'hui connu pour avoir réunit une troupe de volontaires et
vaincu William Walker, mettant un terme à l'ambition des
aventuriers nord-américains de vouloir transformer l'Amérique
Centrale en un pays esclave et de l'annexer aux Etats-Unis.
En 1870, après
plus d'une dizaine d'années d'agitation politique, le Général
Tom Guardia prit le pouvoir. Bien qu'il gouvernait en dictat
militaire, ses 12 années de règne furent marquées par des
politiques progressistes comme l'école gratuite et obligatoire,
la répression des excès militaires, la mise en place de taxes
sur la production de café pour financer des travaux publics. Ce
fut lui qui embaucha Minor Keith pour faire construire le chemin
de fer Atlantique de San José jusqu'aux Caraïbes.
La période
suivante débuta avec l'élection du Dr Rafael Angel Calderon
Guardia en 1940. Ses politiques éclairées incluent la réforme de
la terre, un salaire minimum garanti et un système d'impôts
progressifs. Mais quand le Parti de l'Union sociale-chrétienne
de Calderon refusa de céder sa place au pouvoir suite à sa
défaite aux élections, la guerre civile éclata. L'opposition fut
menée par José Maria (Don Pepe) Figueres Ferrer qui avait
auparavant contraint à l'exil au Mexique en 1942. Il remporta la
guerre avec le soutien du Guatemala et de Cuba, guerre qui dura
40 jours et fit 2000 morts. Figueres devint alors le chef de la
Junte de la Seconde République de Costa Rica. Il consolida les
réformes mises en place par Calderon et en introdusit lui-même
de nombreuses autres : il fit interdire le parti communiste,
accorda le droit de vote aux femmes et la citoyenneté totale aux
Noirs, abolit les forces armées, mit en place les mandats
présidentiels limités et nationalisa les banques et compagnies
d'assurance. Il fonda également le Parti de Libération National
(Le PLN : Partido de Liberacion Nacional remporta récemment les
dernières élections avec le fils de Don Pepe, à présent le
Président José Maria Figueres Olsen). Don Pepe mourut en héros
national en 1990, ses actions ayant ouvert la voix aux progrès
économiques et sociaux qui confèrent aujourd'hui au Costa Rica
sa réputation de démocratie paisible et stable au sein d'un des
continents les plus politiquement instable et déchiré par la
guerre. Quand la guerre civile éclata au Nicaragua, pays voisin,
le Costa Rica fut mêlé au conflit avec réticence, la partie nord
du pays étant utilisée comme base pour les forces Sandinistes
dans un premier temps puis par les forces « contra » ensuite. En
1986, un jeune avocat du nom de Oscar Arias Sanchez fut nommé
président de la République. Les efforts incessants d'Aria pour
promouvoir la paix dans la région furent récompensés lorsque les
5 pays d'Amérique centrale signèrent son plan pour la paix à
Guatemala City en 1987, un exploit qui lui valut le Prix Nobel
pour la Paix. |